toulouse-square-degaulle
L’Ouest, nouvel eldorado des investisseurs immobiliers
5 mai 2016
201605121070-full
Construire moins cher, mais plus solidaire
24 mai 2016

Paris publie sa liste des meublés touristiques déclarés

PHO9a0405ea-1682-11e6-8740-e7a941209c87-805x453

Cette liste permettra de mieux réguler l’activité des sites web proposant des locations de courte durée. «Le numérique ne peut pas être la jungle», a martelé la ministre du Logement Emmanuelle Cosse.

La ministre du Logement Emmanuelle Cosse a affirmé mardi la nécessité de mieux encadrer l’activité des sites internet tels qu’Airbnb proposant des locations pour des séjours de courte durée, jugeant que «le numérique ne peut pas être la jungle». «Avec (la secrétaire d’Etat au Numérique, ndlr) Axelle Lemairenous ne voulons pas interdire» les plateformes de location de courts séjours entre particuliers, a affirmé la ministre sur France Info.

«Le numérique est un outil formidable, mais ça ne peut pas être la jungle: les gens (qui mettent leur bien en location) doivent payer la taxe de séjour, déclarer leurs revenus», a-t-elle poursuivi. Car Airbnb est devenu «un site marchand où tout le monde met en location ses biens, à tel point que (…) se loger devient difficile pour des gens comme vous et moi», a jugé Mme Cosse. «Et ce n’est pas qu’un phénomène parisien: j’ai été saisie par le maire d’Ajaccio, par des maires de communes basques», a rapporté la ministre.

Il y a quelques jours, invitée du Club Immo/Explorimmo, la ministre avait déjà tenu des propos qui allaient dans ce sens. «Rappelez-vous ce que c’était au départ: mettre à disposition un canapé ou une chambre pour quelques jours. Il n’y avait pas d’échange financier», a-t-elle notamment rappelé.

Données désormais en open-data

Dans le cadre de sa politique de modernisation de l’administration, la Ville de Paris a décidé de son côté de rendre publique, en open-data, la liste des meublés touristiques déclarés sur son territoire. Ces données, disponibles pour tous, pourront ainsi contribuer au développement de nouvelles solutions de régulation. Elles sont désormais mise en ligne sur l’espace dédié . Les informations seront mises à jour mensuellement, et permettront par exemple de développer des outils statistiques: répartition des meublés touristiques par arrondissement, progression de leur nombre dans le temps, corrélations entre le nombre d’annonces sur les plateformes de location en ligne et le nombre de meublés, etc. précise la mairie de Paris.

D’ici la fin de l’année, le jeu de données sera enrichi et précisera notamment le nombre de logements autorisés adresse par adresse, et incluant d’autres formes d’autorisations, par exemple des locaux de bureaux transformés en hébergement hôtelier. Une cartographie libre de droits de l’ensemble des autorisations délivrées est également en cours de préparation et sera prochainement publiée sur paris.fr.

Interdiction d’Airbnb en Allemagne

En cours d’examen au Sénat, le projet de loi République numérique «ne règle pas» la question de «l’inégalité de traitement» entre loueurs professionnels et plateformes de location entre particuliers, a estimé lundi la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). «Si un pas semble être fait vers plus de transparence en termes d’enregistrement et de déclaration, la collecte» de la taxe de séjour par ces plateformes communautaires «reste facultative», privant les communes de «recettes pourtant nécessaires au dynamisme de la vie locale», a estimé la fédération.

Ces dernières semaines ont vu émerger des systèmes beaucoup plus radicaux pour mettre fin aux problèmes liés aux locations de courtes durées et à leurs abus. En Allemagne, Berlin mène une guerre sans merci aux propriétaires qui louent illégalement un bien. Outre une amende pouvant atteindre 100.000 euros, elle compte également sur la délation. Grâce à un document mis en ligne, n’importe qui peut désormais anonymement prévenir les autorités d’une location suspecte. Beaucoup de Berlinois se plaignant de voir les loyers grimper en flèche, il est fort possible que cet appel remporte un certain succès.

De son côté, si la mairie de Paris n’encourage pas ouvertement à la délation, elle en donne néanmoins la possibilité à ses habitants en rendant publiques la liste des meublés touristiques déclarés sur son territoire…

http://immobilier.lefigaro.fr/article/la-ministre-du-logement-ne-veut-pas-interdire-airbnb_b7527994-1680-11e6-8740-e7a941209c87/

Comments are closed.